Dans le sillage de son accord avec le barreau de Bordeaux la semaine dernière, la legaltech bordelaise Haiku scelle un partenariat avec le barreau de Montpellier. Une initiative qui illustre l’accélération de l’intégration de l’intelligence artificielle dans les cabinets d’avocats, portée par les institutions elles-mêmes.

Après Bordeaux, Montpellier. La legaltech Haiku poursuit son maillage territorial en nouant un partenariat stratégique avec le barreau de Montpellier, l’un des dix plus importants de France avec plus de 1 260 avocats. L’objectif affiché : intégrer l’intelligence artificielle dans la pratique quotidienne des avocats montpelliérains, grâce à un assistant juridique intelligent, interopérable avec leurs environnements métier (Septeo, Diapaz, SharePoint, Google Drive…).

« Ce partenariat est le signe d’un changement de tempo. Les institutions ne se contentent plus d’observer, elles agissent », commente Jules Touzet, CEO et cofondateur de Haiku, qui se félicite de ce nouveau rapprochement institutionnel.

Même ton du côté de l’instance ordinale. « Il faut que notre barreau soit proactif dans cette matière », affirme Pierre Lafont, bâtonnier de Montpellier, qui voit là l’occasion de se moderniser et de s’aligner sur les dynamiques nationales.

Créé en 2023 à Bordeaux, Haiku a levé 1,3 million d’euros auprès de Newfund Capital pour imposer sa vision : faire de l’IA un outil qui donne du sens au métier d’avocat et le rend plus efficace.

 

Jonathan Banuelos