L’Ordre des avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation s’allie à Jimini AI pour développer les premiers outils d’intelligence artificielle générative destinés à la profession d’avocat aux Conseils. Une collaboration inédite qui vise à accompagner les praticiens dans leur quotidien, tout en s’affichant en faveur de la souveraineté numérique européenne.

Pour la première fois, l’Ordre des avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation engage une collaboration avec une start-up de la frenchtech du droit. L’institution a annoncé, le 22 septembre 2025, un partenariat avec Jimini AI afin de développer des solutions d’intelligence artificielle générative spécifiquement adaptées à la pratique des avocats aux Conseils.

Un groupe d’étude a été constitué pour identifier les usages prioritaires de l’IA dans la profession. Les premiers cas d’application portent sur l’aide à la rédaction d’actes simples, l’extraction et la structuration d’informations issues de décisions ou de dossiers, ainsi que l’assistance à l’élaboration de projets de documents juridiques complexes. D’autres pistes, relatives à l’interconnexion avec les systèmes existants, ont également été envisagées afin d’améliorer la gestion documentaire et le traitement administratif.

« Penser et construire une IA responsable, souveraine, déontologique et éthique, au service de l’humain sans avoir vocation à se substituer à lui : c’est le grand sujet des années qui viennent ! », déclare Thomas Lyon-Caen, président de l’Ordre des avocats aux Conseils, qui souligne par ailleurs que l’Ordre est déjà pionnier en matière de communication dématérialisée avec la Cour suprême.

Ce partenariat s’appuie également sur la coopération de long terme de Jimini avec Mistral, dans le cadre du programme Mistralship, ce qui illustre un engagement en faveur de la souveraineté numérique européenne. « Ce partenariat inédit avec une institution aussi prestigieuse est une immense fierté pour Jimini. Nous partageons la conviction que l’avenir du droit se construira par des outils conçus avec et pour les praticiens, dans une logique d’exigence, de sécurité et de souveraineté », ajoute Raphaël Arroche, président de Jimini AI, déjà à l’œuvre lors du partenariat noué avec le barreau de Paris en mai dernier.

L’Ordre et la legaltech affirment ainsi s’inscrire dans une démarche responsable, privilégiant des solutions sécurisées, fiables et conçues en collaboration étroite avec les praticiens.

 

Jonathan Banuelos