Deux avocats fiscalistes Philippe Stebler et Denis Moati-Marcozzi, confrères de toujours, ouvrent leur cabinet de droit fiscal, Stebler Moati.
Philippe Stebler et Denis Moati-Marcozzi fondent leur cabinet de droit fiscal, Stebler Moati
Ils se connaissent depuis dix ans et s’étaient toujours vus fonder un cabinet ensemble. C’est chose faite. Les avocats Philippe Stebler et Denis Moati-Marcozzi lancent leur boutique de droit fiscal, Stebler Moati.
Les deux trentenaires au parcours classique d’excellents juristes, (« 221 » de Dauphine pour l’un, DJCE de Strasbourg pour l’autre et King’s College pour les deux) ont fait leurs armes chez Mazars. C’est au cours de cette dizaine d’années passée chez ce mastodonte du conseil qu’ils ont sympathisé. Le hasard fait bien les choses : à eux deux Philippe Stebler et Denis Moati-Marcozzi couvrent bon nombre de sujets fiscaux.
Le terrain de jeu de Philippe Stebler, c’est la fiscalité patrimoniale. Le jeune homme murmure des recommandations fiscales à l’oreille des grandes fortunes, des dirigeants d’entreprise, des artistes, des sportifs et de leurs agents. À son compte depuis trois ans, il accompagne également des groupes et des entreprises familiaux dans l’organisation de leur patrimoine professionnel, dans les montages d’intégration fiscale ou sur des problématiques de fiscalité des flux internationaux. C’est aussi un fiscaliste qui prend part aux cercles de réflexion de sa profession : il est membre de l’IACF (Institut des Avocats Conseils Fiscaux), de l’IBA (International Bar Association) et de l’ITSG (International Tax Specialist Group).
Denis Moati-Marcozzi, quant à lui, a débuté en fiscalité des entreprises avant d’élargir ses compétences aux aspects patrimoniaux de ses clients, sociétés et dirigeants. M&A, structuration immobilière institutionnelle, « pierre papier », opérations de croissance interne ou externe, ou de restructuration : l’avocat cultive une expertise multiple au service de ses clients. Avant d’exercer à son compte puis de rejoindre son associé, Denis Moati-Marcozzi a affiné son savoir-faire chez Jeausserand Audouard, notamment en management package. Il a participé à de nombreux groupes de travail à l’AFG et l’ASPIM et est membre de l’IACF.
En parallèle, les deux avocats contribuent à faire grandir la doctrine juridique par des publications régulières en matière fiscale, en France et à l’étranger.
Proximité et disponibilité
Leur association répond à un besoin commun, celui de créer leur univers basé entre autres sur l’efficacité, l’écoute et l’engagement humain. Tout en se rappelant des enseignements et avantages d’une grande structure, Philippe Stebler et Denis Moati-Marcozzi revendiquent aujourd’hui une approche différente du métier. Leur souhait ? Un cabinet à « taille humaine » notamment, qui leur offre la possibilité d’être pleinement disponibles. « Nos clients sont directement les décisionnaires, que nous avons tous les jours au téléphone. Nous nous engageons dans leurs dossiers et les connaissons de A à Z ». Les doutes sur la capacité de leur équipe resserrée à s’emparer de dossiers d’ampleur se balaient d’un revers de la main. « Dans les grands cabinets, ils sont rarement plus de trois sur un dossier complexe. » Il ne fait aucun doute que ces chevronnés de la fiscalité ont tout ce qu’il faut pour aborder des dossiers d’ampleur. D’autant plus que Stebler Moati compte déjà sur une première collaboratrice, Marine Leclerc. Les fondateurs se projettent déjà à quatre ou cinq. « On veut grandir, mais à notre rythme, en choisissant nos recrues au peigne fin. »
« À situation équivalente, on ne fera pas les mêmes préconisations qui dépendront largement de la personnalité de nos clients »
Philippe Stebler et Denis Moati-Marcozzi tissent en parallèle un réseau, pour orienter, en France comme à l’international, leurs clients à des spécialistes de sujets qui sortent de leur champ de compétences. Leur culture est celle d’un monde pluridisciplinaire, où les fiscalistes côtoient de près entre autres notaires, experts-comptables, financiers ou évaluateurs.
Confiants dans l’avenir de leur duo – « qui promet de beaux succès » –, Philippe Stebler et Denis Moati-Marcozzi aiment ce qu’ils font. Pour la technique, évidemment, mais aussi pour les relations avec leurs clients. « Quand on accompagne fiscalement nos clients, on nous demande de nous engager pleinement, parfois à jusque dans leurs choix de vie. À situation équivalente, on ne fera pas les mêmes préconisations qui dépendront largement de leur personnalité. Être fiscaliste, c’est aussi être sensible à l’humain. » Décrypter la psychologie de leurs interlocuteurs – quand ces derniers y consentent – offre l’avantage d’anticiper leurs besoins et de fournir un conseil qui leur correspond. Ces qualités humaines couplées à une défense combative des intérêts de leurs clients – qui se retrouvent face à une « administration fiscale de plus en plus intrusive » – promettent de beaux jours à Stebler Moati.
Anne-Laure Blouin