Arsene développe son offre de fiscalité immobilière. Une équipe entière travaillera sur les sujets de fiscalité locale, qui « traverse une zone de turbulences inédite », selon le cabinet.
Arsene renforce son offre de fiscalité immobilière en créant une équipe spécialisée en fiscalité locale
Du nouveau chez Arsene. Le cabinet spécialiste du droit fiscal étend son offre de fiscalité immobilière avec la création d’une équipe de spécialistes de la fiscalité locale. De quoi accompagner ses clients disposant notamment d’actifs immobiliers soumis aux impôts locaux. « Dans un contexte de tension budgétaire et à l’approche des élections municipales prévues en mars 2026, la fiscalité locale s’impose comme un enjeu central. Jugée complexe et peu lisible, elle pèse de plus en plus dans les budgets des entreprises », explique le cabinet.
C’est Marco Pereira qui prend la tête de la nouvelle équipe, laquelle conseillera les entreprises en matière d’impôts locaux, qu’elles soient propriétaires ou locataires, et au sujet de tout type d’actif. « Notre objectif est d’intervenir à toutes les étapes du cycle de vie des actifs afin de sécuriser la fiscalité locale : lors de la construction/reconstruction, lors des transactions, des travaux sur les immeubles, mais également à tout moment pour vérifier les assiettes et bases d’imposition d’un portefeuille immobilier, et défendre les intérêts de nos clients auprès de l’administration et des juridictions. » Il s’agit d’éviter aux clients les erreurs classiques : erreurs déclaratives, événements non signalés ou paramètres erronés de la part de l’administration.
Marco Pereira a débuté en 2008 à la direction spécialisée de contrôle fiscal en Île-de-France (DIRCOFI IDF) où il a passé plus de douze ans en tant que vérificateur et consultant expert en fiscalité locale, avant de rejoindre Leyton comme consultant. Il est aussi formateur expérimenté à la DGFIP et il a créé différents outils liés à l’audit de la fiscalité locale sur de nombreux sujets (matrice, référentiel d’audit…)
Marco Pereira cumule les formations : double diplôme master 2 en « fiscalité et droit des affaires » à l’Inseec et DESS droit des affaires « fusions acquisitions et financement », École nationale des impôts, Certificat en finance d’entreprise de l’ICCF HEC Paris, executive master audit et conseil des systèmes d’information de l’université Paris Dauphine).
Pour rappel, ce sont près de 40 milliards d’euros de recettes fiscales qui ont été supprimés depuis 2018, avec notamment la disparition de la taxe d’habitation, l’allègement de la fiscalité industrielle et la disparition programmée de la CVAE. Les réformes successives ont entraîné une hausse des impôts locaux survivants et une complexification des impôts locaux, « liée aux différentes réformes (notamment celle des locaux professionnels en 2017) et aux mutations structurelles, telles que la baisse continue des effectifs de l’administration fiscale ou la mise en place hasardeuse de l’application « Gérer mes biens immobiliers » (GMBI) », décrypte le cabinet. Et de résumer : « La fiscalité locale représente aujourd’hui ainsi un impôt coûteux, complexe, mais que peu d’entreprises maîtrisent véritablement. Les contribuables ignorent combien ils paieront demain, tandis que les collectivités ne savent pas combien elles percevront. »
La fiscalité locale pèse pour moitié dans la charge fiscale des entreprises, selon Franck Llinas, associé au sein de l’équipe fiscalité immobilière d’Arsene. Le sujet n’épargne personne. « Tout acteur économique détenant des actifs immobiliers (bureaux, entrepôts, commerces, sites industriels, data centers, etc.) est confronté à de la fiscalité locale : non seulement les propriétaires qui supportent directement les taxes locales, mais aussi les locataires souhaitant accroître la transparence des taxes refacturées par un bailleur. »