Le duo Pierre Hoffman-Vanessa Bousardo, bâtonnier et vice-bâtonnière, franchit une étape de plus dans son action pour la parentalité des avocats avec le lancement d’un appel d’offres pour la micro-crèche des avocats.
Le « projet micro-crèche du barreau de Paris » avance avec le lancement de l’appel d’offres
Douze. C’est le nombre de « berceaux » dont sera dotée la future crèche réservée aux enfants des avocats de la capitale et située dans le 17e arrondissement. L’appel d’offres est lancé : l’Ordre du barreau de Paris recherche un exploitant pour assurer la gestion de la structure pendant une durée de cinq ans.
C’est une enquête approfondie menée en mars 2024 auprès des avocats parisiens parents d’enfants âgés de 0 à 10 ans qui a montré qu’il était « essentiel de créer une structure d'accueil dédiée aux jeunes enfants ». La création de cette crèche fait partie des premiers pas dans la politique parentale du bâtonnat de Pierre Hoffman-Vanessa Bousardo, bâtonnier et vice-bâtonnière. L’an dernier, le conseil de l’Ordre avait décidé « la mise en place de deux micro-crèches et d’une garderie d’urgence à destination des parents avocats du barreau de Paris qui rencontrent des difficultés de garde ponctuelles ou récurrentes », selon le rapport des membres du conseil chargé de la question, Laëtitia Marchand et Renaud Semerdjian, du 15 janvier 2024. Une commission crèche mensuelle, sous la responsabilité directe de monsieur le bâtonnier et madame la vice-bâtonnière, doit également voir le jour. Une étude des besoins et une évaluation des budgets de fonctionnement et des types de financements possibles réalisées pour l’occasion ont conduit à limiter l’expérimentation au lancement de la micro-crèche.
Autre pierre à l’édifice de la politique du bâtonnat : une salle d’allaitement à la Maison du barreau, qui a été inaugurée le 30 septembre 2024. Trône dans la pièce, ouverte du lundi au vendredi de 8h à 20h, un « fauteuil cocon d’allaitement », ainsi qu’un frigidaire et une table pouvant accueillir les tire-lait. L’installation demeure plus symbolique qu’efficace face au petit millier de naissances annuelles dans la profession – 908 congés maternité étaient recensés par le Service de l’administration des cabinets d’avocats empêchés d’exercer (Sacaee) en 2022. Lise Le Borgne, autre membre du conseil de l’Ordre impliquée dans le sujet, avait rappelé, sollicité par Décideurs Juridiques pour une enquête sur la parentalité chez les avocats, que « toutes les consœurs allaient se cacher dans les toilettes du Palais ». L’avocate soulignait également l’influence dans l’institution d’une vice-bâtonnière pénaliste, et mère de deux enfants en bas âge, et de deux membres du conseil enceintes en 2024 qui a permis la représentation des jeunes parents au sein de l’ordre.
Anne-Laure Blouin
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