Le gouvernement français a signé un partenariat avec Doctrine pour fournir aux juristes de l’État des technologies d’intelligence artificielle qui simplifieront leurs missions.

La legaltech Doctrine rafle un partenariat avec le gouvernement. Ce mardi 25 novembre, lors du Sommet Adopt AI à Paris, David Amiel, ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, et Guillaume Carrère, président de Doctrine, en lien avec Anne Le Henanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, ont acté une collaboration visant à moderniser les outils de travail des administrations publiques dans le domaine juridique. « L’appropriation de l’IA par l’administration, comme par toutes les entreprises, est l’objectif stratégique de notre plan “Osez l’IA” et contribuera à renforcer notre souveraineté numérique », précise Anne Le Henanff.

L’enjeu est de taille. Il est question de former à l’IA les dizaines de milliers d’agents publics exerçant dans le champ juridique (juristes des directions d’administration centrales, déconcentrées ou des opérateurs de l’État – hors juridictions), aujourd’hui peu dotés en solutions adaptées à leurs besoins. Doctrine a pour mission de leur donner accès à des solutions innovantes d'analyse, de recherche et de rédaction juridiques. « Notre technologie change la vie des agents en renforçant la qualité et la rapidité des tâches d’analyse, de recherche et de rédaction tout en respectant les exigences de confidentialité et de sécurité des données », souligne Guillaume Carrère. Des exigences, cumulées aux enjeux de souveraineté, sans doute plus élevées qu’ailleurs.

Coopérer avec les champions technologiques français et européens 

La formation des agents publics comportera également un volet « bonne pratique », pour garantir des usages efficaces et durables des outils d’IA. Avant de lancer les cas d’usage opérationnels rattachés à ce partenariat, une phase pilote sera mise en place pour évaluer les besoins prioritaires des juristes de la fonction publique.

Doctrine n’est pas seul à jouer dans la cour des institutions. Les décideurs politiques ont pour objectif d’accélérer la coopération entre l’État et des champions technologiques français et européens, pour une « commande publique et un service public plus efficaces, plus souverains et plus proches des besoins de leurs agents et usagers ».

« Déployer des outils IA performants dans les administrations c’est d’abord répondre aux attentes et aux besoins des agents, explique David Amiel, ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État. Sceller des partenariats public-privé avec des entreprises françaises innovantes c’est aussi rendre notre commande publique plus efficace et plus souveraine. L’accord avec Doctrine nous permet d’accélérer la cadence et de franchir une nouvelle étape majeure dans le déploiement de l’IA au sein de nos services publics. »

Guillaume Carrère voit dans cet accord un tournant majeur : « Pouvoir mettre l'IA juridique de Doctrine au service de l'État en France est une immense fierté. »

 

ALB