En redressement judiciaire depuis le 10 décembre dernier, DS Avocats voit désormais son sort scellé. Le cabinet a été placé en liquidation judiciaire ce lundi 12 janvier, a annoncé L’Informé.
DS Avocats placé en liquidation judiciaire
C’est la fin d’une histoire vieille de plus de cinquante-quatre ans. Le cabinet d’affaires français DS Avocats est en liquidation judiciaire depuis le début de semaine, indique le média L’Informé.
Placé en redressement judiciaire le 10 décembre par le tribunal judiciaire de Paris – qui estimait les chances de survie de la firme « possible » compte tenu de la « poursuite de l’activité » –, DS Avocats n’aura finalement pas eu le temps de redresser la barre.
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Avec 2,5 millions d’euros de dettes, la firme ne pourra pas remonter la pente et proposer un redressement pendant les deux mois qu’on lui a accordés, selon l’administrateur judiciaire Thibaut Martinat de la société AJRS. Le mandataire judiciaire et le cabinet lui-même se sont retranchés derrière cet avis, suivi par le tribunal judiciaire de Paris.
Pas de repreneur
Toujours d’après L’Informé, personne n’aurait manifesté un intérêt quelconque pour la reprise du cabinet, anéantissant tout plan de cession ou de continuation. En outre, le tribunal relève une trésorerie à sec avec un résultat net prévisionnel au 31 décembre 2025 déficitaire à hauteur de 1,43 million d’euros et un avenir tout aussi sombre avec -5,47 millions d’euros prévus en mai 2026.
Le bruit court que certains salariés seraient d’ores et déjà en train de créer leur propre boutique. Implanté en Europe, en Afrique, en Amérique et en Asie, le cabinet compte plus de 400 salariés à travers le globe et plusieurs firmes à l’étranger. Prudente, l’antenne canadienne de DS Avocats a opté pour une refonte identitaire et s’appelle désormais Prelia. Le patron de la firme Richard Laramée affirme auprès du média québécois Droit-Inc qu’il « s'agit d'une opportunité saisie pour renforcer sa position auprès des moyennes et grandes entreprises ».
Quelque peu critique sur la gestion financière du cabinet, Valentin Tonti Bernard, fondateur de Liberall Conseil, un cabinet spécialisé dans le développement des professions libérales, évoque un loyer démesuré (5 millions d’euros) comparé au chiffre d’affaires de l’enseigne (32 millions d’euros). « Cela représente près de 15,6 % du CA consacré au loyer alors que le ratio cible devrait se situer autour de 7 %. » avance-t-il sur LinkedIn. « À ce stade, personne ne sait si les rétrocessions des collaborateurs seront payées », indique-t-il tout en apportant son soutien aux avocats du cabinet.
Sur le réseau social professionnel, beaucoup regrettent la triste disparition de ce cabinet français emblématique présent dans le paysage juridique français depuis plus d’un demi-siècle.