Julien Grosslerner rejoint le cabinet Nomos. En provenance de Simon Associés, il est accompagné de ses trois collaboratrices : Lucy Cronin, Tifany Carlos et Philippine Millet. L’avocat travaillera aux côtés d’Eric Lauvaux et Hélèna Delabarre, associés de l’équipe IP-Médias-Tech.
Nouveau casting pour l’équipe Média & Entertainment de Nomos
Changement de décor pour Julien Grosslerner. L’avocat spécialiste du secteur du droit des médias rejoint le cabinet Nomos avec ses trois collaboratrices Lucy Cronin, Tifany Carlos et Philippine Millet. Avocat depuis 2015, Julien Grosslerner a passé près de quinze ans dans les directions juridiques de l’industrie audiovisuelle et musicale. Il était chez TF1 pour le lancement de la Star Académie, à la Sacem lors de l’avènement des plateformes musicales YouTube ou Dailymotion. Chez Banijay qu’il a rejoint dès sa création par Stéphane Courbit en 2008, il a encore élargi son champ de compétences, touchant tant aux sujets de production audiovisuelle qu’aux sujets organisationnels qui incombent à un groupe audiovisuel en pleine structuration. Julien Grosslerner prend goût à l’entrepreneuriat chez NBCUniversal, où il porte une double casquette, juridique et commerciale. Son désir d’indépendance le conduit à ressortir sa robe du placard, là où il l'avait rangée après l’obtention du Capa quelques années plus tôt. NBCUniversal sera le premier client du cabinet qu’il fonde en 2015 avant de rejoindre DTMV en 2019, pour explorer cette option de développement qu’est l’association. L’avocat rejoint Simon Associés trois ans plus tard pour monter de toutes pièces le département entertainment.
Point de mystère quand il entre en pourparlers pour rejoindre l’équipe entertainment de Nomos : « C'est un département avec un fort historique, très visible. » Il avait déjà eu l’occasion de rencontrer Eric Lauvaux – avocat de NBCUniversal à l’époque où il en était le directeur juridique – et Hélèna Delabarre, tous deux associés de l’équipe IP-Médias-Tech. Ce qui l’a convaincu, au-delà du poids historique de Nomos, c’est la force de la marque en dehors des frontières françaises. « C’est un acteur très solidement référencé, reconnu dans ce secteur au-delà du marché français », explique l’avocat. Son arrivée a vocation à faire briller davantage l’étoile Nomos dans la galaxie de l’entertainment. « On est dans une logique d’apport d’une nouvelle énergie, pour renforcer un département déjà solide. » Sans chichi, l’avocat nous explique que l’opération de rapprochement vise à faire de Nomos le cabinet leader dans l’entertainment.
« On est dans une logique d’apport d’une nouvelle énergie, mais pour renforcer un département déjà solide »
Le cabinet a les épaules pour. Construit sur deux piliers (« data et média »), « c’est aussi une structure pluridisciplinaire dont l’ensemble des pratiques, que ce soit le droit social, le droit fiscal, le droit de la concurrence ou de la consommation, est très aguerri à l'écosystème de l’entertainment ». Résultat, Nomos offre à ses clients un accompagnement à la fois large et pointu tout du long de la chaîne de valeur de l’industrie créative. Problématiques de TVA audiovisuelle, de taxes CNC, de requalification des contrats de participants d'émissions de télé-réalité en contrat de travail, droits d'auteur, « le cabinet est capable de servir très précisément un accompagnement à 360 degrés sur ce secteur ». Un secteur dont il a conquis les acteurs. C’est en tout cas ce que laisse croire le portefeuille des deux équipes fusionnées rempli d’enseignes célèbres de part et d’autre de l’Atlantique du monde audiovisuel et de l’évènementiel sportif. Le sport constitue une mine à exploiter pour Nomos grâce à l’arrivée de son nouvel associé formé à la propriété intellectuelle, qui s’intéresse au domaine depuis quelque temps déjà. Julien Grosslerner compte aussi parmi les gens qu’il conseille des producteurs indépendants, en phase avec la clientèle de Nomos, faite de producteurs audiovisuels et cinématographiques, de distributeurs, d’éditeurs, de plateformes de streaming, d’investisseurs, ou de nouveaux acteurs de l'économie numérique créative, qu’il faut assister sur tous les aspects juridiques de leurs projets, de la création à l'exploitation commerciale.
Un marché en mouvement
La nouvelle équipe, qui totalise 10 avocats, dont 3 associés, a du pain sur la planche compte tenu des évolutions du secteur des médias, un marché qui se complexifie d’année en année avec l’internationalisation et l’accélération des mutations. « Nous sommes là pour accompagner nos clients face l’ensemble de ces défis », s’enthousiasme Julien Grosslerner tout en décryptant les dynamiques à l’œuvre. Netflix qui distribuera TF1 qui est aussi son concurrent, l’offre de rachat du groupe Paramount sur la Warner Bros, la création par la Ligue 1 de sa propre chaîne pour le championnat – un scénario jamais vu auparavant. Quoi qu’il en soit, avec ce casting, Nomos confirme son rôle de tête d’affiche sur la scène du droit des médias.
ALB


