Florence Houisse, Damien Bonnel, Marie L’Hermite et Maëva Cocotier fondent M21 Avocats. La boutique, entièrement consacrée aux industries créatives et innovantes, opère en propriété intellectuelle, droit des nouvelles technologies (IT/Data), corporate, M&A et private equity.
M21 Avocats, le cabinet consacré aux industries créatives et innovantes
Dans des locaux flambant neuf rue du Quatre Septembre dans le 2e arrondissement de la capitale, M21 Avocats ouvre ses portes. Le projet s’est construit progressivement, Florence Houisse, Damien Bonnel, Marie L’Hermite et Maëva Cocotier travaillant depuis plus de dix ans sur des dossiers communs, auprès des acteurs du jeu vidéo, du cinéma, de l’audiovisuel, de la tech, de l’énergie et du spatial. Avec M21 Avocats, (ce nom renvoie à un amas stellaire, souvent décrit comme étant en expansion permanente), les quatre avocats entendent proposer un accompagnement complet à leurs clients en propriété intellectuelle, droit des nouvelles technologies (IT/Data), corporate, M&A et private equity.
Des profils complémentaires
Arrivée en 2014 dans un cabinet consacré à la propriété intellectuelle, Florence Houisse s’oriente très tôt vers l’univers du jeu vidéo, un axe de pratique qui devient progressivement son cœur d’activité. En effet, son champ d’intervention s’élargit rapidement : studios indépendants, éditeurs, plateformes, mais aussi ensemble des prestataires techniques gravitant autour de cet univers font appel à elle pour traiter leurs affaires. « On finit par ne plus être seulement avocat en propriété intellectuelle, on devient un partenaire global du secteur », résume-t-elle. En accompagnant ses clients, Florence Houisse dresse un constat : les besoins dépassent largement la seule propriété intellectuelle. M&A, structuration corporate, données personnelles, protection des mineurs, contrats de distribution sont autant de sujets qui nécessitent d’autres compétences. « Nos clients avaient besoin d’un spectre beaucoup plus large que ce que pouvait offrir une pratique ultra spécialisée », explique-t-elle.
Avocat depuis peu, Damien Bonnel, qui a passé près de dix ans au sein de la direction juridique d’une société de production audiovisuelle et trois années chez Taylor Wessing, intervient auprès de producteurs, de réalisateurs, de compositeurs ou de studios, un secteur qu’il connaît intimement, lui qui a signé bon nombre de musiques de film avant de passer le barreau : « Je me sens encore aujourd’hui acteur de cet écosystème. » Cette proximité avec le terrain nourrit sa pratique du droit des affaires appliqué à l’audiovisuel et lui permet de structurer des projets, de les financer ou encore de les exploiter.
De son côté, Maëva Cocotier arrive du private equity et du M&A, des matières qu’elle a approfondies dans de grands cabinets internationaux. « J’ai fait mes armes dans des environnements très structurés, sur des opérations assez lourdes et multisectorielles », explique-t-elle. Une expérience qui lui a permis d’orienter petit à petit sa pratique vers plusieurs acteurs de la tech. C’est presque par hasard, dans un espace de travail partagé, qu’elle rencontre Florence Houisse. « On a échangé, puis on a travaillé ensemble. Et assez vite, c’est devenu une évidence », résume-t-elle. Il fallait qu’elles fassent quelque chose ensemble.
Marie L’Hermite, pour sa part, fait montre de compétences en tech, énergie et data. Issue initialement des télécoms puis des marchés de l’énergie, elle a passé plus de dix ans en entreprise avant de prêter serment. « J’ai longtemps été côté client, ce qui change complètement la manière d’aborder les dossiers », explique-t-elle. Aujourd’hui, elle intervient sur des sujets de conformité, de régulation ou de structuration de projets innovants, allant de la blockchain aux infrastructures énergétiques. Elle enseigne également les enjeux réglementaires de l’intelligence artificielle à l’ESCP Business School, un sujet qu’elle juge central pour traiter les problématiques de ses clients.
Un cabinet libre et indépendant
Comment l’idée d’une nouvelle boutique sur le marché de la propriété intellectuelle a-t-elle germé dans l’esprit des fondateurs ? C’est bien simple, pour un même dossier, ils devaient multiplier les interlocuteurs. « On se retrouvait à travailler ensemble sur des sujets qui touchaient à la fois au corporate, à la tech, à la PI ou au contentieux, sans structure capable de tout absorber », explique Florence Houisse. En outre, tous insistent sur un point : la volonté de sortir d’un modèle trop cloisonné. Maëva Cocotier parle d’un cabinet « sans silos », où les compétences se croisent naturellement – « on intervient très tôt dans les projets, pas uniquement quand un problème surgit » –, avec une approche opérationnelle : « Nos clients veulent quelqu’un qui comprend leur métier, pas seulement le droit. » Et ce, en conseil comme en contentieux. Autre caractéristique, et pas des moindres : l’indépendance et, par là même, la liberté : « Ce qui nous rassemble, c’est cette envie de ne pas être enfermés dans un cadre unique. » Une dynamique qui se prolonge déjà avec l’ambition d’étoffer les pratiques droit fiscal et droit social. Et ainsi offrir aux clients du cabinet un accompagnement aussi diversifié que les étoiles de M21.


