Ancien membre du Conseil constitutionnel (1989-1998), Jacques Robert était un juriste et universitaire reconnu. Il s’est éteint le 28 mai dernier à l’âge de 96 ans.
Le juriste Jacques Robert est décédé
Le 28 mai 2025, le Conseil constitutionnel a annoncé la disparition de l’un de ses anciens membres, Jacques Robert. Nommé en 1989 par Laurent Fabius, le juriste est resté neuf ans à l’institution de la rue de Montpensier.
Né à Alger en 1928, Jacques Robert commence une carrière de juriste à la faculté de droit de Paris où il soutient sa thèse de doctorat consacrée aux violations de la liberté individuelle commises par l’administration. Agrégé de droit public, il est professeur au sein de différentes facultés en Algérie, en France et au Maroc. Entre deux établissements, l’universitaire prend la direction de la maison franco-japonaise de Tokyo. En 1979, il devient président de l’université Paris-Panthéon-Assas où il exerce en tant que professeur depuis dix ans. Parmi ses anciens élèves, l’ancien ministre de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer, qui s’est ému de son décès : « C’était un homme de bien, influencé par sa foi protestante, fidèle à ses principes et dont je salue la famille à laquelle il a transmis ses valeurs de générosité et de justice », s’est-il exprimé sur LinkedIn.
Jacques Robert a complété sa carrière universitaire par un important engagement académique : il est successivement directeur puis président du Conseil scientifique de la Revue de droit public (1977), vice-président de l’Association pour le referendum sur les libertés publiques (1984) et président du Centre français de droit comparé (1985). C’est trois ans plus tard qu’il est nommé membre du Conseil constitutionnel par le président de l’Assemblée nationale, Laurent Fabius.
Décoré de l’ordre des Palmes académiques, le juriste est reconnu par ses pairs pour son œuvre universitaire. En 2000, il reçoit l’ordre national du Mérite et est distingué cinq ans plus tard de la Légion d’honneur.


