Après avoir exercé longtemps dans de grandes maisons, Éric Mandin et Laure Angrand font, en 2020, le choix de l’indépendance. Leur ambition ? Créer une boutique de niche, consacrée au contentieux des assurances. Leur approche ? Experte, réactive et humaine. Les deux avocats, dont la rigueur et l’engagement le disputent à un esprit d’équipe sans pareil, accompagnent aujourd’hui une dizaine de compagnies d’assurance de premier plan. Portrait d’un cabinet « pépite ».
C’est une histoire de convictions et de fidélité professionnelle. Celle de deux avocats - un associé, une collaboratrice - qui, après plus de six ans à collaborer dans les couloirs impersonnels d’un grand cabinet, décident de faire un pas de côté. De rompre avec les standards pour bâtir leur propre modèle : plus proche, plus agile, plus humain. Lui, c’est Éric Mandin, avocat chevronné, expert du droit des assurances, stratège du contentieux, fin analyste qui décortique chaque dossier avec minutie. Elle, c’est Laure Angrand, son ex-collaboratrice, juriste aguerrie, fascinée par la complexité du droit des assurances et les dossiers techniques qui réclament subtilité et opiniâtreté. Ensemble, ils fondent Mandin-Angrand en 2020, un cabinet de niche qui intervient uniquement pour des compagnies d’assurance et au sein de laquelle ils offrent un service sur mesure à leurs clients. Avec passion, rigueur, énergie, et ténacité. Un mélange assumé d’humilité et de pugnacité : « Quand on est sûr d’avoir raison, on va jusqu’au bout, même en cassation. »
Pragmatique et ancré dans la « vraie vie »
Connus et reconnus comme des experts du droit des assurances, Éric Mandin et Laure Angrand assument volontiers leur spécialisation poussée. « Nous aimons beaucoup le droit des assurances pour son côté concret », affirment les deux associés qui accompagnent une dizaine d’acteurs, principalement sur des dossiers à forts enjeux et plaident, chaque semaine, aux quatre coins de la France et outre-mer. Pour son côté pragmatique et ancré dans « la vraie vie », aussi. « Tout le monde a, un jour ou l’autre, été confronté à une problématique d’assurance », poursuivent-ils avec la complicité qui caractérise leur relation. Leurs clients ? Les assureurs français ou étrangers, de premier plan. « On intervient généralement “du mauvais côté”, pour celui qui a causé un dommage grave… Cela peut paraître étonnant, mais c’est véritablement passionnant. » Incendies criminels, catastrophes naturelles, accidents du travail, contaminations alimentaires… La diversité des dossiers est large. Résultat ? On s’ennuie rarement chez Mandin-Angrand.
Le côté humain
Il faut dire que la discipline est singulière. En effet, le droit des assurances engage tous les grands principes du droit civil d’un côté et touche tous les pans de la vie d’un individu de l’autre. Une hétérogénéité de cas qui stimule les associés. Qui les conduit à se réinventer chaque jour. S’ils aiment la diversité des sujets qu’ils traitent et reconnaissent que certains dossiers sont rocambolesques, les deux avocats ne perdent jamais de vue que leur domaine implique par moments des drames individuels. « Ce qui nous motive, c’est aussi le côté humain », souligne Laure Angrand avec un grand respect pour les hommes derrière les dossiers, dont les montants sont souvent très élevés.
« On parle le même langage que nos clients »
La force de Mandin-Angrand pour mener à bien ces dossiers sensibles ? Sa fine connaissance des rouages du secteur assurantiel. « Tous les associés et tous les collaborateurs ont fait un troisième cycle en droit des assurances et on a tous vécu une expérience en compagnie d’assurance. » Un savoir-faire et une compréhension des contraintes comme des attentes des compagnies qui permettent à la boutique de proposer un accompagnement véritablement sur mesure. « On parle le même langage que nos clients », note Éric Mandin. L’autre atout du cabinet : la capacité des avocats de basculer d’un sujet à l’autre. « Nous avons, par exemple, défendu la même semaine un médecin poursuivi dans un dossier de chirurgie de transition sexuelle, et un armateur à la suite d’un accident en mer. Cette diversité nous passionne réellement », explique l’associé fondateur, sous le regard de Laure Angrand, laquelle partage ce goût pour la découverte qui les conduit parfois à mener des enquêtes et à faire preuve d’imagination. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Le juridique n’est jamais loin. Les deux experts, qui peuvent à l’occasion jouer les « Blake et Mortimer » en scrutant à la loupe une situation dommageable pour comprendre qui est impliqué et pourquoi, gardent les pieds sur terre. En fins juristes, ils le savent sans doute mieux que quiconque que le droit est une discipline en perpétuel mouvement qui suppose de se tenir toujours informé. « Ce travail de veille fait partie de notre quotidien, il est indispensable pour assurer la meilleure défense à nos clients », garantit Laure Angrand, particulièrement habile lorsqu’il s’agit de creuser chaque détail juridique pour le bien d’un dossier. « J’adore la procédure, passer des heures à analyser les textes », poursuit l’avocate.
Transparence
Éric Mandin, quant à lui, procède davantage à une analyse factuelle : « J’aime prendre de la hauteur pour chercher les angles morts du dossier, capter ce qu’on aurait pu louper. » Conscients que l’union fait la force, les deux avocats travaillent main dans la main. Ils réfléchissent, parlent, échangent, débattent. Aucune affaire n’est traitée uniquement par l’un des deux associés. Une démarche qui facilite la relation avec leurs clients. « Quand ils appellent au cabinet, ils savent qu’il y aura toujours un membre de l’équipe qui pourra répondre efficacement à leurs questions », souligne Laure Angrand, précisant au passage le haut niveau de compétences en droit des assurances des quatre collaboratrices qui les accompagnent chaque jour.
« Faire du droit comme on aime »
Soudée, l’équipe du cabinet se déploie sereinement. Sans brusquer qui que ce soit. Ses maîtres-mots ? Rigueur, humilité, pugnacité. Cela dans une ambiance conviviale, presque familiale. « Les portes de chaque bureau sont toujours ouvertes, c’est essentiel parce qu’on se parle constamment, et puis cela rend quand même notre quotidien plus agréable », assure Éric Mandin. « Nous avons des jardinières collaboratives dans lesquelles chacun peut participer et planter ce qu’il souhaite, cela contribue à forger la vie de l’équipe », poursuit Laure Angrand avec le sourire, consciente du caractère léger et amusant de l’anecdote. Peu importe. Le principal est là : les deux fondateurs construisent jour après jour un cabinet de niche agile porté par l’excellence juridique, un esprit d’équipe positif, une éthique irréprochable et cette volonté chevillée au corps d’exercer leur métier avec humanité. En interne, avec leur équipe, mais aussi en externe avec les parties adverses… « Au quotidien, nous sommes face à des contradicteurs, jamais des ennemis », poursuit Éric Mandin. Et pour la suite ? L’enjeu est clair : conserver taille humaine, ce qui leur permet de rester lestes, préserver leur liberté pour pratiquer comme ils l’entendent et développer leurs compétences sur les dossiers complexes qu’ils prennent en charge. En bref : « On ne cherche pas à grossir à tout prix. On veut continuer à faire du droit comme on l’aime : avec rigueur, curiosité et engagement », conclut Laure Angrand. Qui dit mieux ?


