La DGCCRF a infligé à Nintendo une amende de 35 millions d’euros. La répression des fraudes reproche au créateur de jeux vidéo de n’avoir parlé que très tardivement aux consommateurs du dysfonctionnement des manettes de la Switch.
Nintendo écope de 35 millions d’euros d’amende pour pratiques commerciales trompeuses
Trente-cinq millions d’euros. C’est le montant que devra débourser la branche européenne de Nintendo pour avoir trompé les consommateurs sur les dysfonctionnements des manettes de la Switch 1, commercialisée en 2017.
L’affaire remonte à 2018, soit un an après la mise en vente de la Nintendo Switch 1. Les utilisateurs du jeu vidéo constatent de nombreux dysfonctionnements en utilisant la manette « Joy-Con Drift » vendue avec la Switch : problème de réactivité, mouvements fantômes ou intempestifs, blocage de la manette… Impossible de faire fonctionner correctement le jeu. En 2020, le problème remonte aux oreilles de l’association de défense des consommateurs UFC que choisir qui porte plainte contre la firme japonaise pour obsolescence programmée. À l’époque, Nintendo communique finalement sur le sujet : l’entreprise s’excuse et s’engage à apporter les améliorations nécessaires.
Trop tard selon la DGCCRF qui explique que Nintendo aurait dû communiquer sur le sujet dès 2018, année où la multinationale japonaise a eu connaissance des défaillances. D’autre part, ce n’est qu’en 2023 que la branche européenne de Nintendo s’engage à faire réparer gratuitement les manettes défaillantes. Pour la répression des fraudes, ces engagements tardifs ont « contribué à dissuader les consommateurs de se tourner vers le service après-vente de Nintendo et conduit certains d’entre eux à racheter de nouvelles manettes ».
En application de l’article L523-1 du Code de consommation, la DGCCRF a proposé le règlement d’une amende transactionnelle de 35 millions d’euros, que Nintendo a accepté de régler.
Ilona Petit


